Partager l'article ! La délicatesse – David Foenkinos: Quatrième de couverture « François pens ...
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
Quatrième de couverture
« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ».
Mon Avis
Je me baladais dans une Fnac de Paris lorsque je suis tombée sur ce livre en tête de gondole. Je n’en avais jamais entendu parlé, mais j’ai été attiré par le bandeau indiquant que ce livre avait reçu 10 prix littéraires. C’est en lisant la quatrième de couverture que j’ai décidé d’acheter ce livre, car je l’ai adoré, j’ai adoré la façon dont ce moment était raconté, j’avais envie d’en savoir plus.
Le lendemain de mon achat, alors que je venais de commencer ma lecture, j’ai découvert sur de nombreux blogs littéraires des avis sur ce livre à cause d’une LC commune qui avait été organisé. Le moins que l’on puisse dire, c’est que mes bloggeuses préférées n’ont pas franchement aimé ce roman ! Je dois avouer que cela m’a un peu décontenancée, mais je me suis tout de même remise à ma lecture.
Tout cela pour dire que finalement, j’ai aimé ce roman, sans pour autant dire qu’il s’agit d’un coup de cœur. C’est avant tout le style et l’écriture de Foenkinos qui m’ont totalement Séduite (oui, avec un grand S). Le style est comme le titre du livre, délicat, simple, léger… et toujours d’une justesse surprenante. Cependant, je comprends que certaines n’aient pas accroché, car en effet, il y a ça et là des éléments, des tournures de phrases qui font que l’écriture est entachée de prétention, voir même d’arrogance, mais personnellement, cela ne m’a pas dérangé.
En ce qui concerne le fond de l’histoire maintenant, j’ai été emporté par le début, la rencontre, la naissance du couple, le mariage, la vie à deux, et le drame, puis, peu à peu, je me suis un peu ennuyée, jusqu’à l’apparition de Markus, et c’était reparti. La fin m’a bouleversée. Je trouve que ce roman est un message d’espoir, il dépeint la façon dont on se remet du pire drame qui peut nous arriver, comment, quoi qu’il arrive, un jour ou l’autre on recommence à vivre, comme Nathalie.
Et le petit plus du roman, ce sont bien sûr ces petits paragraphes qui constituent des pauses dans la narration, en nous donnant quelques petits détails amusants relatifs à l’histoire que nous sommes en train de lire. En effet, ce roman, bien qu’il traite d’un sujet au combien triste finalement, le fait toujours avec humour, légèreté et délicatesse (cela va de soit).