Le joueur d’échecs – Stefan Zweig
Stefan Zweig est un auteur incontournable, dont le succès est toujours omniprésent, et pourtant, je ne le connaissais pas il y a quelques mois. Je l’ai découvert à travers la biographie fictive écrite par Laurent Seksik (cf article). Je m’étais alors dit qu’il fallait que je lise l’une de ses œuvres, car se personnage torturé m’avait touché.
Le joueur d’échecs est l’une de ses œuvres les plus connues, me semble-t-il, et elle se trouvait dans mon baby challenge classique, alors cette lecture était plus qu’évidente.
Tout d’abord, je dois dire que je n’ai aucune attraction particulière pour les échecs, au contraire, c’est un jeu qui ne m’intéresse pas du tout. Et pourtant, la façon dont Stefan Zweig décrit les quelques parties d’échecs est passionnante ! Le style de l’auteur est vraiment très, très plaisant, simple, fluide, et à la fois si travaillé ! A certains moments, je me suis même finalement dit que dans cette nouvelle, Stefan Zweig joue aux échecs avec ses mots et sa ponctuation, donnant du rythme au récit quand il le faut, et donnant vie à ses descriptions. J’ai adoré !
C’est une nouvelle de moins de 100 pages, et pourtant, elle est très riche en histoires. En effet, on y découvre l’histoire du champion d’échecs Czentovic, celle du temps de la narration, et surtout celle de M. B pour qui les échecs ont été une échappatoire, et malheureusement bien plus encore, lors de sa mise en isolement par les nazis.
Même la conclusion finale de la nouvelle est parfaite.
Voici qui porte le nombre de livres lus dans mon baby challenge classique à 9.
Mais entre nous, dernièrement je me suis pas mal tournée vers les livres avec peu de pages, je vais peut-être penser à être plus courageuse !!