Zombies de Bret Easton Ellis

" Les trois meilleurs écrivains américains vivants sont Bret Easton Ellis, Bret Easton Ellis et Bret Easton Ellis. Tous les autres donnent sommeil (...). On lui reproche de ne parler que de sexe, de violence et de fric, mais c'est l'Amérique qu'il décrit - le pays qui mélange le mieux ces trois ingrédients. Dans Zombies, son quatrième livre, il enfonce le clou. On retrouve ses héros superficiels qui hésitent entre se tuer, regarder MTV ou reprendre un Valium (...). C'est un livre incroyable. Ellis fait précisément à la littérature ce que Basquiat a fait à la peinture : la réveiller. "
Beigbeder.
Mon Avis :
Dans Zombies, Bret Easton Ellis jongle d’un personnage à un autre dans une succession de récits ayant plus ou moins de rapport entre eux. La véritable trame de fond, c’est Los Angeles, et ce n’est pas beau à voir, comme toujours chez Bret Easton Ellis !
Comme toujours, je crie au géni, j’adore son style, si simple et heurté à la fois. Ce livre est désespérant !
Cependant, j’ai crié au géni les 200 premières pages. Ensuite, Bret Easton Ellis entre dans un délire qui n’est pas le mien, et la violence devient trop gratuite, écœurante (bien moins que dans American Psycho, mais elle sort de nulle part, on n’est pas préparé, on n’en a pas envie, tout simplement.). Les 100 dernières pages sont de trop, la succession de saut de puce d’un personnage à un autre devient lassante. Bret Easton Ellis nous perd, et c’est bien dommage parce quand même, quel géni !!
Je n’ai toujours pas tout lu de lui, je préfère avoir toujours un Bret Easton Ellis à lire dans un coin, cela à quelque chose de rassurant pour moi.