Petit déjeuner chez Tiffany – Truman Capote

Publié le par littlefrog

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De quoi ça parle ?

 Holly Golightly adore traîner chez Tiffany, parce que tout y est beau. Holly au pas léger, gracile comme un songe, comme une Audrey Hepburn moulée dans une robe noire devenue légendaire, traverse l'existence telle un chat qui, n'ayant pas de nom, s'en invente un. De son passé de Lulamae, il lui reste pourtant quelque chose de plus profond que la frivolité qu'elle affiche avec impertinence, une absence de lest qui conduit à une existence de courants d'air. Jusqu'au jour où, des années après la disparition de la gosse, une photo vient raviver le souvenir de sa voix rauque et de sa silhouette de vent dans la mémoire du narrateur, qui lui fournira un hommage littéraire en guise de racines. Sur un ton tantôt léger et amusant, tantôt grinçant et poétique, maniant à plaisir l'ironie, le narrateur nous livre ses souvenirs de l'époque où l'amitié les liait et où gravitait autour de cet être libre et sauvage une myriade de personnages farfelus. Malgré son ambiance de fête permanente et la fin édulcorée de sa version pour l'écran, Diamants sur canapé, ce roman demeure pourtant, comme d'autres oeuvres plus sombres de Truman Capote, le parcours désespéré d'une créature blessée, irrémédiablement marginale.

 

 

Diagnostique :

J’avais la version bilingue, mais j’ai finalement lâchement lu la version française. J’adore le style de Truman Capote, c’est vraiment agréable à lire, mais je n’ai pas tout à fait accroché au début. C’était bien, mais pas extraordinaire. Mais à la moitié du livre, ça a totalement changé. Ce n’est pas l’histoire qui a changé, ni rien de spécial, mais pour une raison que j’ignore, ça devient passionnant. Le personnage d’Holly est très intéressant, et m’a rappelé, dans un certain sens, de grands personnages féminins de la littérature française genre Nana ou Manon Lescaut. Finalement, j’ai terminé le livre en pleurs, mais pour une raison typique de moi-même, dont j’ai un peu honte et que je garderais donc pour moi (en espérant que Bu ne vende pas la mèche, parce que lorsque je lui ai dit pourquoi je pleurais, il m’a lancé un regard genre « pfff… Elle ne changera jamais… ». En somme, j’ai bien aimé, en plus, ce n’est pas particulièrement long, au contraire. Il faut croire que je suis dans ma période Truman Capote, et maintenant, il va falloir que je lise De Sang froid pour l’un de mes dossiers.

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Publié dans littérature

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