Fille noire, fille blanche – J.C Oates

Publié le par littlefrog


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Mon avis :

        Je suis ravie d’avoir enfin lu un roman de J.C Oates, depuis le temps que j’entends parler de cette auteure ! J’avais déjà tenté l’expérience avec « Blonde », mais j’ai un peu laissé tombée ma lecture depuis un moment, car le roman est très long (et très lourd à tenir entre les mains, je sais, c’est nul comme raison, mais ça me bloque malgré moi), alors que pourtant, je l’apprécie beaucoup.

          Je suis donc ravie d’avoir lu ce roman, mais je pense que je ne suis pas forcément bien tombée pour une première fois.

      Le roman présente deux camarades de chambre : l’une blanche, issue d’un milieu privilégié et dont les parents sont une mère hippie, dépressive, alcoolique et fantasque, et le père est un père absent, avocat libéral et extrémiste, l’autre noire, issue d’une famille pratiquante et dont le père est révérend. L’histoire est racontée par la première des deux, Genna, qui fait tout son possible pour se lier d’amitié avec la seconde, Minette, qui reste froide, associable et très étrange.

        En réalité, il y a deux intrigues principales, la première traite de la relation entre Minette et Genna et de l’université, et la seconde traite de la relation de Genna avec sa famille, et son père en particulier.

           Je crois que je suis un peu passé à côté de ce roman, qui pourtant était prometteur car les deux intrigues me touchaient beaucoup, mais j’ai trouvé le résultat un peu confus, pas clair, et j’ai eu l’impression de passer totalement à travers la symbolique du livre. Je me suis plusieurs fois demandé où l’auteur voulait finalement en venir. Et surtout, je n’ai pas accroché avec les personnages. Je n’ai eu aucun mal à me mettre à la place de Genna, elle m’a fait pensé à moi par certains côtés, mais d’une manière qui n’était nullement agréable, ce qui fait que j’ai pris de la distance rapidement avec elle, avec ces états d’âmes, et que j’ai eu du mal avec ses réactions, son inactivité, et j’avais juste envie de l’attraper par les épaules et de la secouer un bon coup. De l’autre côté, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre Minette, et cela n’a fait que s’accentuer au fil du roman. J’ai eu du mal à la visualiser, j’étais énervée par ses réactions, et surtout par la façon dont l’auteur la faisait s’exprimer, notamment son « par-don ! ».

            Inévitablement, comme j’ai eu du mal avec les personnages, j’ai eu du mal avec le roman, et je n’avais pas particulièrement envie de le lire le soir.

         Ce n’est pas non plus une complète déception, puisque le roman n’est pas désagréable en lui-même, il est bien écrit et traite de sujets intéressants, mais je n’ai pas accroché, tout simplement, je suis restée assez indifférente.

 

 

Avec cette lecture, je termine mon challenge 100 ans de littérature américaine !

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Publié dans littérature

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